Un lit, qui s’est baptisé Bonito (“joli” en espagnol), raconte ses souvenirs, de sa naissance à Logroño en 1958 jusqu’à sa renaissance à Paris cinquante ans plus tard.
Le roman débute par une mort. Celle du chêne qui capitule, dont le bois servira à la construction du lit.
Dans l’atelier de l’ébéniste, le lit prend conscience de sa métamorphose et s’humanise. Il s’interroge sur sa nouvelle existence, subit des accouplements intempestifs, assiste à des rêves en direct, et s’émerveille d’abriter le sommeil de celle qui sera le grand amour de sa vie : Alicia.
Le lit amoureux va connaître ses premiers tourments… Comment partager la dormeuse de sa vie avec un homme ? … ses premiers doutes, ses premières contradictions et son premier exil. Il déménage et échoue à Paris en mai 1968, en pleine guerre des pavés…
Chaque secret est un rêve caché sous l’oreiller. Bonito découvre la complexité des hommes et tente de réveiller ce qu’ils essaient de taire. Il va devenir acteur, puis metteur en scène des rêves, convaincu qu’en aidant ses résidents à bien dormir, il va les aider à vivre. Evidemment, il se trompe.
Mémoires d’un lit est un roman insolite, qui mêle chronique et merveilleux, érotisme et poésie, humour et nostalgie. L’auteur s’attache à révéler les secrets et les destins contrariés de ses personnages sous le regard à la fois candide et péremptoire du lit.
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Elle a près de 16000 nuits à son actif… dont quelques-unes, les premières, passées en Suisse. De père helvétique et de mère espagnole, Chantal Malignon quitte les rivages du lac de Neuchâtel pour ceux de la Seine parisienne dans les années 80. Elle écrit sa première pièce à vingt-cinq ans, Mort par Correspondance, créée en Suisse. Suivront d’autres œuvres théâtrales, représentées en Suisse ou à Paris, dont La Femme Placard (Editions de l’Amandier) et Le Crapaud, Prix ACT 2007 (Editions de l’Amandier). Ses rêves d’écriture, elle les a planqués un jour sous l’oreiller, pour s’offrir une parenthèse de dix ans dans la pub. Mais elle est revenue à l’écriture, elle y revient toujours. C’est certainement une nuit de pleine lune qu’elle a eu l’idée de ce livre.



